Une histoire courte et intense, plutôt qu’une histoire interminable et solennelle.
Quand je termine un livre, je ne me pose pas la question : de quoi vais-je parler pour le suivant ? La réponse est : de ce que je connais. De n’importe quoi, mais à une condition, être soi-même.
Raconter l’histoire d’un homme qui tue sa femme et tente de se débarrasser du corps, en la découpant en plusieurs morceaux, ne garantit pas que l’on va captiver le lecteur. Cette histoire a été écrite des milliers de fois. Ce qui compte, c’est la dose de folie et d’ingéniosité que l’on va ajouter à l’histoire.
Certains naissent créatifs et d’autres le deviennent. N’ayant pas de formation ou de diplôme littéraire, j’ai toujours été curieux de concrétiser par moi-même des idées. Nombreuses sont les raisons qui stimulent notre imagination et nous poussent à devenir créatif. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, et encore moins pour devenir toujours plus créatif. Pour cela, il faut cultiver son âme d’enfant. Les enfants ont moins de soucis que les adultes, car ils pensent en priorité à ceux qu’ils aiment et découvrent chaque jour de nouvelles choses, essaient et se trompent. On a le droit de se tromper. Les enfants touchent à des choses inédites, uniques, et cela, sans a priori. Et puis ils jouent, apprennent, posent des questions. Quand je pense au nombre de fois où j’ai dû corriger, retoucher, modifier, réécrire mes histoires, alors qu’elles avaient déjà été publiées. Je les ai habillés un peu plus, tout en prenant soin de ne pas les dénaturer.
En grandissant, mes références littéraires et ma passion pour le cinéma m’ont permis de développer mon imagination. Mes histoires ne plaisent pas à tous les lecteurs, car elles ne sont pas structurées comme un roman, mais plutôt comme une nouvelle. C’est un mélange de thriller, de roman noir, de fantastique, et de scénario. Je pourrai écrire des romans-fleuves, mais je continue à penser qu’il vaut mieux une histoire courte et intense, plutôt qu’une histoire interminable et solennelle. Comme l’a écrit Stephen King : « La nouvelle…, c’est comme le baiser furtif d’une inconnue dans le noir… Les baisers peuvent être suaves et leur extrême brièveté exerce en elle-même une attraction. »
Les lecteurs "passionnés" sont attirés par une bonne histoire, et non par les mérites littéraires d’un roman. Moi-même, quand je lis un livre, je cherche une histoire qui me fascinera au point que j’aurai envie de tourner chaque page jusqu’à la dernière. Je m’attache aux personnages, à leur environnement, leur façon de parler. Le fait d’entendre l’écho de ce qui est ma vie me pousse davantage à m’investir dans l’histoire.
Ce qui m’intéresse en tant qu’auteur, c’est d’être lu, peu importe le nombre de lecteurs. Être lu pour pouvoir échanger ensuite. La critique est toujours bonne lorsqu’elle vient de quelqu’un qui a pris la peine de vous lire. Il est à même de vous dire ce qui a fonctionné et ce qui a manqué. Certains me demandent, en faisant mine de s’intéresser à ce que je fais, « Alors, tu écris toujours des nouvelles ? » Ce à quoi je réponds : « Oui… non, pas vraiment. » Aujourd’hui, moi-même, je l’ignore encore. D’autres me demandent pourquoi j’écris toujours des thrillers et des romans noirs. Je suis un fan de thrillers et de romans noirs, il est naturel que j’aie envie d’en écrire.
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